mercredi 4 novembre 2009

De mignons moignons

Tiens je sais plus si je vous ai dit le pourquoi du nom de mon blog. Ou du moins du “Poulpi”. Ca remonte à une époque lointaine (le lycée) où mes longs doigts fins et élastiques faisaient rire mes ami(e)s au point que ces derniers avaient décrété que je n’avais pas des doigts mais des tentacules et que pour le coup je devais être issu d’un croisement entre un humain et un poulpe. Et histoire de rendre ce sobriquet plus affectueux, le Poulpe est devenu Poulpi…

Le truc, c’est que j’ai un tic avec mes tentacules… Un tic qui fait que je me fais régulièrement engueuler comme c’est pas permis (même que Caïpirhinia, elle a pas besoin de le voir, elle le sent quand je le fais et donc m’engueule quand même…).

Oui, je suis un rongeur de doigts, je les mange. En fait pour être plus précis, j’arrache à coups de quenottes les peaux entourant mes ongles. Et le problème c’est que je vais parfois jusqu’au sang. Et en ce moment, je souffre beaucoup parce que au niveau de mon majeur droit, j’ai réussi l’exploit de bouffer mes peaux jusqu’à la première phallange.

Et ça fait un mal de chien putain de sa race !!! Oui, parce que pour le coup, je peux plus plier mon doigts parce ça tombe pile sur l’endroit où la chair est à vif !!! Bouh hou hou, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaal !!! Dans ce genre de cas, je me dis “Oui, Caïpi avait raison, je dois plus me manger les doigts ou je vais finir avec des moignons” (ce qui, vous avouerez n’est pas du tout pratique pour ma future carrière de trapéziste international…).

Ouais, ben que dalle, j’ai beau voir que ça fait mal et que c’est idiot, ben dès que la peau repousse, je recommence ! (et en attendant je change de doigts aussi… Oui, j’en ai 10 aussi donc ça m’assure un bon turn over quand même…).

Mais en même temps, je dois vous l’avouer, c’est pas ma faute !!! Non, c’est génétique ! Oui, parce mon pôpa il fait pareil que moi (sauf que lui c’est encore pire parce chez moi j’arrive à proscrire ça à 2 ou 3 doigts max alors que lui c’est tout les doigts…). Alors, je suis rassuré car non mesdames et messieurs, je n’ai pas un tic, j’ai une maladie génétique !!!

J’attends donc avec impatience qu’on lance un poulpithon afin de récolter des dons permettant de trouver un remède à ce terrible fléau…

mercredi 28 octobre 2009

Ma boîte à secrets

Quand j’ai refais ma chambre l’an dernier, j’ai décidé de bazarder mon vieux bureau d’étudiant et d’y mettre à la place une jolie commode baroque fushia :) Problème : j’entassais régulièrement mon bureau de tout ce qui pouvait se trouver dans mes poches…

Alors j’ai décidé d’acheter une jolie grosse boîte à bijoux dans laquelle pouvoir entreposer tous mes trésors.

Dernièrement, j’ai retrouvé un de mes bijoux préférés (non, clairement mon bijou préféré). J’ai toujours eu une bague : d’abord un anneau tout simple en argent que j’ai perdu il y a 4 ans au fond d’un lac en Auvergne, puis une bague un peu plus stylée que j’ai laissée tomber parce que too much au final pour aller bosser en costard avec, puis un anneau tout simple en métal noir acheté 6 $ aux US qui, vu le prix, s’est brisé après un « give me 5 » un peu brutal avec une cops.

Mais mon bijou préféré, ce n’est pas une bague. Non, c’est un joli bracelet. T. me l’avait offert pour notre premier Noël ensemble. C’était aussi son premier cadeau. Je me souviens encore du paquet. Un papier transparent à l’intérieur duquel le bracelet était enveloppé dans une feuille de papier de soie violet. Et à l’intérieur de cette feuille de papier de soie, ledit bracelet avec plein de petits copeaux de papier de couleur.

Dès que je l’ai vu, je l’ai adoré. Je l’aime beaucoup pour plein de raisons. D’abord il est beau, j’aime ces trois lanières de cuir et les trois anneaux qui l’entourent. J’aime aussi ces trois anneaux car ils ne sont pas fixés sur les lanières de cuir et donc ils bougent. Or, quand je suis stressé, que je réfléchis ou même de manière tout à fait machinale, je porte ma main à mon poignet droit, prend ces petits anneaux le long de mes doigts et fait glisser ces anneaux autour de leur lanière de cuir. C’est très apaisant et relaxant. Et puis je l’aime beaucoup car j’y ai beaucoup de souvenirs attachés, de très bons souvenirs. Et puis je l’aime enfin parce que c’est une personne pour qui encore aujourd’hui j’ai beaucoup d’affectation qui me l’a offert.

Il y a quelques temps de ça, on m’avait demandé sur le ton de l’humour mais de manière assez sérieuse de l’enlever. Je m’étais donc plié à cette demande et avais sacrifié mon petit bracelet.

Et dernièrement, en fouillant au fond de ma boîte à secrets je l’ai retrouvé. C’est donc avec un plaisir certain que je l’ai de nouveau accroché à mon poignet, les raisons m'ayant poussé à m'en séparer étant devenues caduques. Passées les premières minutes étranges de cette sensation d’un objet inconnu accroché à son poignet, très vite je ne l’ai plus senti comme s’il s’était de nouveau greffé à ma peau. Et de nouveau, mes doigts font glisser les anneaux le long des lanières de cuir, de nouveau j'entends le cliquetis des anneaux qui s'entrechoquent, de nouveau je passe ma main le long des lanières de cuir vieillies par le temps mais toujours aussi douces.

Ce petit bracelet je l’adore et il m’avait beaucoup manqué.

mercredi 21 octobre 2009

L'auberge espagnole

Dans ma famille, notre maison, c'est un peu l'auberge espagnole. Y'a toujours quelqu'un qui passe et qui squatte quelques jours ou toujours un pote des mes parents qui s'arrêtent pour bouffer ou boire un coup.

Pour le coup, ben c'est une habitude que j'ai reprise. Mes chez moi, ça a toujours été l'auberge espagnole. A Bordeaux, dans le premier appart que j'occupais avec ma soeur, mon actuel coloc (qui à l'époque n'était pas mon coloc et avait son propre appart) devait passe renviron 80 % de son temps chez moi (c'est l'époque où on suivait tous les jours avec une attention et une fébrilité particulière les épisodes de Melrose Place même que lui il a raté le tout dernier et que je suis le seul à savoir qu'Amanda et Peter ont fait croire à leur mort dans l'explosion de la maison alors qu'en fait ils vivent sur une île déserte... Bref, je m'égare...). Il se sentait tellement chez lui qu'il était du genre à arriver, prendre la télécommande des mains de ma soeur et changer de chaîne en lui disant "c'est nul ce que tu mates, je change de chaîne !" (il vait raison en plus, c'était nul ce qu'elle regardait, même qu'on allait rater Melrose à cause d'elle...).

Ensuite, j'ai récupéré pendant deux mois une copine qui n'avait plus d'appart (ça tombait bien, j'avais une chambre de libre dans le 100 m² que j'occupais à l'époque). A l'époque je vivais aussi avec ma soeur et vivre avec deux filles c'est trèèèèèèèèèès difficile... Ca parle beaucoup, ça c'est pas cuisiner (le seul essai de leur gateau au chocolat s'est transformé en "alcolo-chocolat", la dose de rhum qu'elles avaient foutu dedans aurait réussi à saoûler un régiment entier de marins...). Et puis elles étaient pires que la Gestapo ! Dès que je sortais de l'appart, j'avais droit à un choeur de "tu vas où ? avec qui ? tu reviens à quelle heure ?" jusqu'au moment où je finissais par les envoyer chier hein...

Puis ensuite, un autre pote de passage qui a dû resté un petit mois avant de se barrer sur Paris.

Et dernièrement sur Paris, dans mon chez moi avec ma chambre "barroquo-chic que quand tu rentres dedans tu sais c'est pour quoi faire", j'ai inauguré le principe de "l'auberge des coeurs brisés" ! C'est pas compliqué en fait. Dès qu'on pote se fait plaquer ou plaque sa keupine, il rapplique illico à la maison dans l'attente de trouver un nouveau toit. Bon, ça a commencé début 2009, et il se trouve que le premier hôte de l'auberge des coeurs brisés en est devenu par la suite associé à part entière (ouiiiiii c'est mon fameux coloc dont je vous parlais plus haut).

Et dernièrement, j'ai récupéré deux semaines un autre pote dont sa copine venait de le plaquer à 3 semaines de leur mariage... Ouille, ouille, ouille !!!

Bref, je commence à maîtriser le sujet : on fait de la popote, on débouche pas mal de bouteilles, on discute beaucoup, on donne des conseils, on se couche à pas d'heure... Je deviens le spécialiste dans l'accompagnement des âmes fraîchement solitaires !

Par contre, je pense que je vais pas tarder à faire payer les nuitées et les repas parce qu'à ce rythme, je pense que je peux me faire des couilles en or...

mardi 13 octobre 2009

Où vais-je, que fais-je, dans quel état j'ère ?

2009 année du neuf ! Ouais, ben à quelques mois de la fin de cette année, effectivement, je peux dire que du neuf, y'en a eu cette année, à tous les niveaux, en bien ou en mal.

Donc tant qu'à faire, quitte à faire peau neuve, autant aller jusqu'au bout ! J'ai donc décidé depuis peu de changer de taf. Non, on ne s'inquiète pas, je ne rejoins pas le cirque Zavatta (quoique, ça pourrait être drôle...). Non, j'essaie juste de changer de ministère. Au bout de 3 ans sur le même poste, ça devient un peu lassant donc quand on commence à venir au taf à reculons, il vaut mieux penser à bouger.

Je retrouve donc les joies de la recherche d'emploi, de la rédaction d'un CV et d'une lettre de motivation... Et je peux vous assurer que ça ne m'avait pas du tout, mais alors pas du tout manqué !!! Qu'est ce que ça peut être pénible de devoir expliquer en long en large et en travers pourquoi on est intéressé par tel poste et oui, pourquoi je suis le meilleur candidat et pourquoi je vous aime et que je vais m'ouvrir les veines si vous me recrutez pas...

Quant au CV, n'en parlons pas... Bon, mon dernier CV remontait à l'année de mon DESS (pardon, on dit Mastère aujourd'hui...), c'est à dire il y a -biiiiiiiip- ans. Ca m'a donc permis de faire un joli tri dans mon CV et d'enlever le superflu qu'il pouvait y avoir (notamment les stages divers et variés qu'on croit intéressant de mentionner alors que non, ça n'intéresse personne de savoir que tu as été manager-toiletteur chez "Toubo Mon Toutou"...). Enfin, au final, c'est certes chiant mais ça fait tellement plaisir une fois le travail accompli de se dire que son CV, il est tout beau tout propre et que la lettre de motiv, franchement, si c'était moi qui recrutait, je m'engagerai rien qu'en l'ayant lu !

Après, y'a plus qu'à postuler comme dirait l'autre ! Bon, alors j'ai déjà du bol, c'est qu'au final, y'a pas mal de possibilités qui s'offrent à moi. Entre une mobilité interne, des postes dans d'autres organismes, voire une candidature dans une autre capitale, y'a le choix. Le truc c'est qu'il faut choisir et là par contre, je suis pas super doué. Ouais, j'avoue, en fait j'ai postulé à tout. Après tout, mieux ne vaut tout pas miser sur le même cheval, hein...

Bref, en tout cas, tout ça occupe bien mes journées, me fait penser à d'autres choses, me permet de me projeter dans l'avenir et d'imaginer mon futur. Bref, c'est un bon paliatif !

Alors mes chéris, là, on se sort les doigts, on va à Lourdes, on va brûler des cierges, on va chez le Marabout, on fait une séance d'exorcisme ou tout ce que vous voulez, mais vous vous démerdez pour m'envoyer le plus d'ondes positives possibles !!!

Ensemble, tout est possible...

mercredi 7 octobre 2009

Le roi du trapèze

Ouais, bon, pour ceux qui ont pas encore suivi, grâce à la keupine de mon coloc, aka "Mimi la Coquine", je me suis mis à un nouveau sport : le trapèze fixe. Alors, comme dirait Mimi, c'est pas du sport d'abord, c'est un art du cirque (comme la corde, le tissu...) !

Ben en tout cas, moi ça me branche bien, j'adooooooooooore ça !!! J'apprends à faire la sirène, le hamac, à bien tendre mes jambes sur mes tours d'appuis, galère avec mes jarrets, deviens un pro du temps cambré, arrivera - un jour - à faire le cheval... Et en plus je suis plutôt doué, j'apprends vite et ça c'est le top de voir ses progressions et de voir la marge de manoeuvre qu'on a encore.

Et puis je vais devenir tout souple et super baraque et avec ça je vais pécho comme un malade mouhahaha (ou pas...).

Et puis c'est cool aussi parce que je rencontre plein de nouvelles personnes. Bon alors mecs et filles, tous en règle générale sont des danseurs pros ou des accrobates donc niveau souplesse et style, parfois j'ai du mal à suivre et je vois les looooooongs efforts qu'ils me restent à faire.

Mais c'est rigolo, ça permet de rencontrer des gens que je n'aurais jamais rencontré via mon réseau d'amis ou professionnel classique. Ainsi, par exemple, deux p'tit djeunes (21 et 22 ans et supers balèzes, c'est dégueu...) font ça comme job à plein temps et là sont engagés par le cirque Zavatta. Sinon, il y a aussi des danseurs pro dont un qui vient d'être recruté à l'Opéra de Paris et un autre qui fait partie d'une troupe qui part en tournée au Liban.

Bref, c'est cool car ça fait un bien fou, une grande brassée d'air frais. Juste rencontrer des gens qui vivent différemment de toi, qui pensent différemment de toi, qui ont une vision de la vie différente de toi, de gens qui vivent de leur passion. Et ça, ça te remet en cause un peu et finalement fait prendre conscience de plein de choses, d'apprendre à profiter surtout, de ne pas renier ses passions et les placer au centre même de sa vie.

C'est assez agréable pour moi en tout cas. Ca se combine avec plein de choses qui se passent dans ma vie en ce moment et ben pour le coup, j'envisage ma vie future de manière différente. Pas forcément de grands chamboulements, mais juste des ajustements, juste pour mieux apprécier et ne pas regretter. Et puis ça déplace aussi mes priorités, ça me fait prendre conscience que les choses que je pensais être prioritaires dans ma vie ne sont finalement que secondaires voire même très accessoires.

Ouais, en fait je peux vous le dire, maintenant, mon plan B, c'est d'ici 3 ou 4 ans (pour mes 25 ans quoi...) aller bosser dans un cirque... :)

vendredi 2 octobre 2009

"Comment ça va aujourd'hui ?"

Tout a commencé par une rupture trèèèèèèèèèèèèès difficile (crise de larmes, crise d'angoisse, médocs, chantage en tout genre..., bref la drama-queen parfait - la rôle d'Angélique Marquise des Anges je l'avais sans problème -). Avec ça se sont enchaînés d'autres évènements difficiles à gérer (boulot de merde, coming-out, verrues plantaires, cancer du colon de Jhonny...).

Donc le Roi des Poulpes, il s'est dit "chéri, arrête de déconner et bouge ton cul" et il a décidé d'aller raconter ses soucis à sa nouvelle meilleure amie.

Et là commence le début de l'aventure...

Phase 1 : Arrivée chez le psy

Déception ! Dans son bureau pas de divan :(... Bouh hou hou !!! Pas grave, elle lui explique que sa manière de faire, c'est du face to face, Poulpi qui parle et nouvelle meilleure amie qui l'interrompt quand elle a entendu un truc qui lui plaît bien.

Sur le bureau, en face de la chaise du patient, on remarque une boîte de kleenex habilement mise à disposition. Je confirme, la boîte est nécessaire car t'as pas l'air d'un con quand tu te fous à chialer devant une personne que tu connais pas et à qui t'es en train de raconter ta vie...

Au fond à gauche, je remarque une boîte de légos. Malgré ma demande insistante, je n'aurai pas droit d'y toucher pendant nos séances... Fuck... Mais j'ai réussi à négocier les playmobils c'est déjà ça...

Phase 2 : L’échange

Première séance et premier échange. Avec une question qui deviendra la question récurrente pour commencer les séances : "Comment ça va aujourd'hui" (oui je suis pas con non plus, mon titre de post à un rapport quand même avec le contenu du billet hein...).

Nouvelle meilleure amie (on l'appellera NMA, hein c'est plus simple) écoute attentivement et tapote de temps en temps sur son ordinateur. Bon, après quelques échanges hein, notre ami Poulpi, il se rend déjà compte qu'il a rien d'exceptionnel. C'est dommage il aurait adoré être psychopathe au point où NMA lui dise "il est nécessaire de se voir très fréquemment, vous ne partez pas en vacances sans me prévenir...", faire le test avec les tâches d'encre et tout et tout. Bref, être LE cas de l'année pour NMA.

Ben non, c’est juste un cas banal comme un autre… Adieu le Nobel de la Médecine pour NMA…

Phase 3 : Le complot de la corporation psy

Bon Poulpi, il se croyait plus fort que tous et il croyait pouvoir manipuler NMA. Sauf que NMA elle est pas con et même si elle en a pas l'air, elle écoute TOUT ce qu’il dit. Et faut faire gaffe, parce que le moindre mot à son importance hein !!! Alors Pouli pour le coup, il stresse un peu dès que NMA lui coupe la parole. Sauf que NMA elle est forte (tu me diras pour 80 € remboursé 35 € par le sécu, elle a intérêt hein...), elle n'interrompt Poulpi pour lui poser des questions où souvent ben Poulpi il connaît pas la réponse.

Et là où NMA et tout ses potes psy ils sont forts, c'est que quand Poulpi rentre chez lui, il se fait un auto-debrief de sa séance et il réfléchit aux questions posées par NMA auxquelles il n'a pas su répondre. Et c'est là que le lobby des psys il est super fort !!! C'est que comme tu réfléchis toute la semaine aux questions que NMA elle t'a posé, ben tu finis par trouver une réponse et t'as qu'une envie c'est de vite retourner voir NMA pour faire ton fier et lui dire que t'as la réponse !!!

Sauf que NMA elle est vraiment trop forte parce qu'elle trouve encore le moyen de poser des questions à Poulpi sans que ce dernier ait la réponse. Et tu repars comme un con chez toi en cherchant une putain de réponse à cette question de merde (sauf que manque de bol, c'est pas comme "qui veut gagner des millions", t'as pas le droit au coup de fil à un ami, au vote du public ou au 50/50 pour t'aider...).

La vache, ils sont forts ces psys quand même...

PS : Pari tenu cher ami, j'espère que tu as apprécié ;)

lundi 28 septembre 2009

Remise en selle

Bon, quand on est fraîchement célibataire comme moi, faut bien tenter de trouver de quoi se mettre sous la dent parce que merde, je vais pas passer ma vie à filer la laine comme cette conne de Pénélope !


Bref, pour commencer en douceur, j'ai donc décidé de m'inscrire sur des sites de rencontre pour les hommes qui aiment les hommes qui n'aiment pas les femmes (ou juste pour faire du shopping et mater Bridget Jones). J'ai jamais été grand fan de ces sites, le concept de patienter devant son écran en sélectionnant son mec comme tu choisis ton morceau de viande chez le boucher, bizarrement j'apprécie moyen.


Et ben faut dire que mon impression initiale a été confirmée... Parce que y'en a, c'est vraiment le pompom...


Le djeune : qui te parle en langage SMS : "slt S k tu va bi1 ?". Perso, déchiffrer un message tel Champollion devant sa Pierre de Rosette, ça me gave en deux secondes...


Le dépassé : "salut t'as pas msn pour discuter ?". Mais qui utilises encore msn aujourd'hui ????


Le vieux dégueulasse : 46 ans, photo de lui à poil, ventre poilu bedonnant et qui commence par un "salut, t'es mignon toi ! Ca va ?"... Alors, il est où déjà ce bouton "bloquer"...


Le dépressif : Alors celui-là, il est bien parce qu'il te dit direct qu'il veut pas un plan cul qu'il veut juste discuter. Donc tu papotes pendant un moment, tu accroches bien, tu fixes une date pour se voir et le jour de la rencontre, mon dieuuuuuu !!! T'es face à un dépressif imbu de sa personne qui ne sait parler que de lui et de ses problèmes. La soirée fut longue...


Le viandard : lui il est là que pour baiser, donc il y va direct "salut, tu voudrais pas me pomper ?". Chéri, t'apprendras qu'avec le Roi des Poulpes, on commence par se présenter ! Donc c'est "salut, moi c'est Machin, est-ce que je peux te sucer ?". Là déjà c'est mieux...

Bref... Comme Dallas, les chats gays sont un univers impitoyaaaaableuuuuuu... Finalement, on va en revenir aux bonnes vieilles méthodes, ça marche aussi bien !